Le bruit du rêve contre la vitre de Axel Sénéquier

Hello, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, je vous parle du livre « Le bruit du rêve contre la vitre » de Axel Sénéquier.

Résumé

« Sandra doit arriver d’une minute à l’autre. Il faut qu’elle se dépêche car derrière la vitre, il y a le soleil bleu, la mer jaune et les étoiles violettes qui s’impatientent, il y a cette vie bourdonnante qui attend qu’on la libère, il y a ces rêves qui frappent au carreau et craignent de mourir emprisonnés. Alors épuisé mais heureux, je désigne la fenêtre. L’infirmière comprend et me sourit. Lorsqu’elle tourne la poignée, le vent impatient s’engouffre dans cette chambre close et renverse les fleurs. Le vase explose sur le sol. Et dans les morceaux épars répandus aux quatre coins de la chambre, la lumière du soir se réfléchit et nous fait plisser les yeux. »

Douze nouvelles sur le confinement, le Covid-19 et cette époque trop sûre d’elle-même qu’un virus a balayée.

Du 17 mars au 11 mai 2020, Axel Sénéquier est resté confiné dans son appartement parisien. Il a mis ce temps à profit pour faire la connaissance de ses trois enfants et écrire les 12 nouvelles qui composent ce recueil, le deuxième publié par les éditions Quadrature (après Les vrais héros ne portent pas de slip rouge). Il est aussi auteur de théâtre. Son dernier test PCR s’est révélé négatif mais il continue de se désinfecter les mains plusieurs fois par jour.

Mon avis

« Le bruit du rêve contre la vitre » est un recueil de 12 nouvelles sur le confinement qui aborde des sujets variés, parfois difficiles. Les nouvelles sont courtes et ne dépassent pas une dizaine de pages.

Ce recueil c’est l’histoire de : Thibaut un poète incompris qui bat sa femme à chaque refus d’éditeurs. Mathieu, un musicien qui offre son aide dans un EHPAD. Victor, père de trois enfants, découvre les « joies » de l’enseignement à la maison. Un couple de Parisiens, Sigrid et Alex, choisitde prendre la route vers leur résidence secondaire. Albertine se voit contrainte d’accueillir une youtubeuse influente dans son journal, sachant que celle-ci prendra sa place. Titouan est risk manager chez total, profite du confinement pour faire du rangement et redécouvre l’histoire de ses ancêtres. Un patient entre la vie et la mort à cause du covid-19 qui témoigne. Milou, une jeune femme SDF trouve refuge au jardin des plantes qui a été fermé pendant le confinement. Pierre s’est mis, par ennui, à la fabrication de guirlandes de mots qu’il distribue incognito à ses voisins. Catherine évoque la terrible solitude qu’elle vit au quotidien. Valentin à 26 ans quand il fait son coming-out. Un apéro zoom entre amis qui ne se déroule pas comme prévu et qui vire au règlement de compte.

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui retrace des histoires actuelles entre télétravail obligatoire, apéros zoom et violences conjugales. L’auteur offre un regard lucide et décalé sur douze situations à laquelle nous avons été confronté d’une manière ou d’une autre : par les infos, par un voisin, par nous-même. En effet, l’auteur se met à la place de personnes de tous âges vivant dans des conditions différentes, ce qui permet de découvrir comment chacun a pu gérer à sa manière ce premier confinement. Il parvient à décrire des scènes réalistes sans en faire des tonnes et quelle que soit la situation vécue par sont personnages, il nous rappelle qu’il y a toujours une leçon à tirer dans l’épreuve vécue.

La plume de l’auteur est fluide, bien écrite et maitrisée. J’ai aimé découvrir et lire chacune de ses pages.

Je remercie Axel Sénéquier et les éditions Quadrature pour cette lecture !


Citations

« Les réseaux ont ceci de tragiques qu’ils sont des trépanations virtuelles. Ils permettent d’ouvrir le crâne de ses amis et de voir ce qui se passe dans leur tête. Et parfois, c’est pas joli. »

« Ce n’était pas le dévoilement de leur secret qui la heurtait,ni d’imaginer les hordes de passants qui allaient perturber la sérénité des animaux, c’était son exploitation, ce besoin de mettre les moments sous cloche. »

« En décrétant le confinement, on avait comme retiré une bonde sous la ville et toute la vie s’y était échappée. Ce gamin président était un tocard, il aurait dû rester banquier. »

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